Aujourd’hui, il apparaît comme évident le fait de faire preuve de Bienveillance dans l’accueil de l’enfant et de sa famille en crèche. Même si ce mot nous est familier, que se cache t-il derrière ce concept, souvent encensé mais quelque fois mal compris ?

Les découvertes de ces 15 dernières années en Neurosciences chez l’enfant, c’est à dire l’étude sur le cerveau qui nous permettent de mieux comprendre son développement, ont lancé parents et professionnels sur le mouvement de l’Education positive et de la Communication non violente.

En pratique, ceci engage à ne pas partir du principe que l’enfant est un adulte en miniature, mais bien à accepter et comprendre que son cerveau est immature, qu’il n’a pas accès au raisonnement et ne sait pas encore gérer ses émotions…Vaste programme !

Voici les grandes principes de la Bienveillance:

La Théorie de l’attachement est un fondement de l’éducation Bienveillante. Cette théorie démontre le fait que dans l’enfance, l’humain construit des modèles d’attachement, en fonction des interactions qu’il aura avec les adultes qui l’entourent, et de la façon dont ces adultes sauront, ou non, répondre à ses besoins.
En d’autres termes : C’est sur la base de ces expériences relationnelles que l’enfant va construire sa base de sécurité. Ces premières interactions vont indéniablement avoir un impact sur la façon dont plus tard, il va oser manifester ses émotions, décrire sa détresse, demander de l’aide, autrement dit, sur la façon dont il va créer des liens.

• Un autre pilier de l’éducation bienveillante est la psychologie positive, souvent confondue à tort avec la pensée positive. Non, pratiquer une éducation bienveillante, ce n’est pas voir la vie en rose 24h/24, avoir de l’énergie a revendre, même au milieu de la nuit. Ce n’est pas non plus prendre les choses du bon côté quand l’enfant exerce ses talents d’artiste sur le mur du salon avec des feutres non lavables. La psychologie positive s’intéresse aux adultes bien dans leur peau, qui ont confiance en eux. Elle a pu tirer, à partir de l’étude sur des adultes épanouis, quels étaient les facteurs qui pourraient aider les enfants, à devenir confiants, responsables, empathiques,…

La Communication Non Violente est un « langage », une façon de communiquer, visant la connexion avec l’autre basée sur l’empathie. Elle invite chacun à se centrer sur ses propres besoins, à prendre la responsabilité de leur satisfaction, avec l’aide ou non des autres, auxquels il est alors fait une demande. Cette approche implique de prendre conscience de ses émotions, de savoir les nommer et les traduire en besoins à satisfaire pour ensuite trouver les moyens d’atteindre cet objectif. Elle exclue les jugements moraux et autres, qui ne sont en réalité que des faits observables et interprétables.

En pratique, que fait on chez Girafons et Cie:

– Nous privilégions les besoins de l’enfant pour favoriser son épanouissement. Ceci implique une bonne connaissance de l’enfant et de ses besoins spécifiques et ne pas rester sur des représentations d’adultes.
– Nous parlons de manière individuel à l’enfant (verbalisation, communication positive, ..) par les postures professionnelles (à la hauteur de l’enfant, en le prévenant de ce que l’on va faire, en le laissant agir de manière autonome, en accueillant ses émotions, en lui laissant le libre choix) et la culture du respect (l’enfant en tant qu’Être à part entière, avec ses spécificités) !
– Nous favorisons le plaisir de l’activité autonome de l’enfant, en l’invitant toujours à faire par lui-même, à son rythme.

C’est ainsi que nous invitons chaque petits Girafons à trouver sa place, à s’exprimer, se faire comprendre et entendre, à se respecter, à s’inscrire au sein du groupe, à tisser avec chaque adulte et chaque enfant un lien tout particulier, dans le respect de chacun.

 

Maryline, Infirmière Puéricultrice et Directrice des structures Girafons et Cie